Sur ce premier trimestre, les loyers des nouveaux beaux dans le secteur privé ont connu une baisse de 0,1%, ceci s’expliquant notamment en raison d’une demande fluctuante. L’an passé et selon les données qui viennent d’être communiquées par l’observatoire Clameur, la hausse était en revanche de 1,6%. Par ailleurs, Clameur table sur une « stagnation » ou une légère hausse pour 2012.

Sur les deux premiers mois de l’année et en comparaison de ce qui était pratiqué l’année passée à la même époque, ces loyers ont a accusé un léger recul de 0,1%. Et sur la globalité de 2011 ils ont pris 1,6%, ce qui, selon l’enquête d’opinion, constitue 0,9% de moins qu’en 2010.

En outre, l’étude effectuée à partir de 250 000 références de loyers souligne que « dès l’automne 2011, le marché locatif privé a montré des signes de faiblesse: l’activité a commencé à se dégrader et les délais de remise en location se sont allongés ».

Ce frein peut s’expliquer de deux manières : à cause d’une détérioration des perspectives à la demande (marché du travail de plus en plus sinistré, pouvoir d’achat et moral en berne..) mais aussi à cause d’un report voire d’une fin de non recevoir des projets de mobilité résidentielle, ces deux points étant, selon l’observatoire, consécutifs de la crise des dettes publiques qui a explosé l’été dernier.

L’an passé enfin, le loyer moyen était de 12,5 euros/m2 contre 12,4 en ce début 2012.

Cela dit, les données fluctuent énormément en fonction des surfaces et des agglomérations.

Ainsi, dans les villes de plus de 60 000 administrés observées par Clameur en début d’année, c’est Neuilly-sur-Seine (92) qui décroche le titre du loyer le plus haut (23 euros/m2) alors qu’à l’autre bout de l’échelle on retrouve Saint-Etienne (Loire) avec 8 euros/m2.