En cette période de crise, le gouvernement opère de nombreuses mesures toutes aussi impopulaires les unes que les autres. Après la nouvelle législation sur la sécurité routière qui a fait un tollé, les éminences grises françaises s’attaquent à l’immobilier. La célèbre « Loi Scellier » pourrait à ce titre faire les frais de la quête du gouvernement. Cela est une mauvaise nouvelle pour les professionnels du secteur de l’immobilier neuf comme pour les investisseurs, les particuliers notamment. L’énorme baisse des ventes de l’immobilier neuf au premier trimestre –25 %), cette mini crise est due au dispositif Scellier qui est désormais bien moins avantageux ainsi qu’aux taux d’emprunts assez élevés. Ces deux paramètres expliquent en partie cette chute vertigineuse des ventes en ce début 2011. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Jusqu’à la fin 2010, le dispositif attractif de la loi Scellier représentait près de 60 % des ventes effectives. Un véritable catalyseur qui selon les nouvelles réglementations ne pourra plus porter l’économie du neuf encore longtemps.

Les coups de rabot successifs du gouvernement empêchent les investissements de ce type. Dans ce contexte compliqué, de nombreux acteurs du marché souhaiteraient qu’un plafonnement du mètre carré vienne régir ce marché car l’envolée des prix empêche tout investissement, ni plus ni moins. N’oublions pas également que les biens neufs sont de plus en plus rares, ce qui entraine inévitablement une hausse contigu des prix. Les prochaines décisions du gouvernement concernant la loi Scellier seront décisives pour ce secteur en perte de vitesse.