Très récemment, la Ministre en charge de ce dossier, à savoir Cécile Duflot, a évoqué les grands traits de son dispositif qui va succéder à la loi Scellier. A premières vues, le taux  de déduction fiscale est intéressant, mais le plafonnement du montant du loyer rend ce dispositif bien moins attractif.

Une déduction d’impôt de 17 à 20 %

Dès la présentation réalisée par l’éditrice de la loi, un chiffre est revenu avec insistance, il s’agit de celui relatif à la déduction fiscale réelle d’un tel placement. Ce dernier sera situé entre 17 et 20 %, un taux plus haut que prévu, à première vue, plutôt une bonne nouvelle.

Notons également que le montant de l’achat immobilier ne pourra excéder 300 000 euros, et, devra être loué impérativement pendant 9 ans. Aussi, uniquement certaines zones seront concernées, clairement celles où la carence de logement est la plus importante.

Un loyer 20 % inférieur à celui du marché

Toutefois, il est primordial de souligner que le montant du loyer perçu par le propriétaire-investisseur devra être de 20 % inférieur aux loyers du marché. Tout d’un coup, la loi Duflot perd de son charme car cela repousse d’autant les attraits fiscaux en matière de timing.

De ce fait, puisque la loi Scellier est encore disponible jusqu’au 31 décembre prochain, certains calculs doivent être réalisés afin de connaitre le meilleur rendement possible. A fortiori, un investissement immobilier Duflot deviendra rentable sur une période bien plus longue qu’un investissement Scellier.