Alors que l’année 2012 est particulièrement mauvaise pour les acteurs du monde immobilier, il est intéressant de réaliser plusieurs constats sur l’évolution des prix entre la fin des années 90 et aujourd’hui. Les prix ont explosé alors que les salaires ont stagné.

+100 % en 10 ans

Qu’il s’agisse d’un comparatif réalisé en Bretagne, en Auvergne, en Rhône-Alpes ou encore dans le Nord, le constat est le même. En effet, entre 1999 et 2012, les prix dans l’immobilier ancien ont tout simplement explosé, à savoir une hausse moyenne de 100 %.

Face à une demande de plus en plus importante, et, des socles législatifs (Loi Scellier notamment) qui se sont développés (puis supprimés récemment), les prix de l’ancien ont subi une flambée jusque-là encore inconnue.

A valeur constante, il faut travailler 80 % de plus pour acheter un bien immobilier

A titre indicatif, à la fin des années 90, il fallait travailler près de 180 heures pour acheter un mètre carré immobilier, dorénavant, il faut travailler plus de 300 heures. Même si la crise de 2008 a permis une accalmie, il n’est pas étonnant qu’à ce jour, le marché de l’ancien soit peu dynamique. Les prix stagnent (en restant élevés) et les banques sont plus exigeantes afin de consentir un prêt immobilier.

Dans un tel contexte, celles et ceux qui ont acheté des biens pour les rénover puis les revendre ont réalisé les meilleures plus-values. En moins de 5 ans, entre l’an 2 000 et 2012, il était de possible de réaliser un bénéfice de plus de 70 %, même sans effectuer des travaux conséquents si ce n’est de rafraichissement.