Cecile Duflot prend ses marques au sein du ministère du Logement, et va prochainement rencontrer les professionnels de l’immobilier et plus spécifiquement ceux évoluant dans le neuf. Le marché de l’immobilier entame une phase de déclin relatif, attentif notamment aux évolutions législatives et des taux d’intérêt.

Les ventes de logements collectifs attendus en forte diminution

La ministre aura tout loisir à écouter les griefs et les craintes de professionnels notamment inquiets d’une forte diminution du nombre de ventes concernant les logements collectifs. Le premier trimestre s’est déjà révélé très décevant, enregistrant une baisse notable de près de 25 % comparativement à l’année précédente. Les ventes devraient descendre dans le contexte actuel sous le chiffre des 100 000 transactions, pour s’établir sur une moyenne d’environ 75 000 ventes. Mais une évolution trop marquée des taux d’intérêt, qui n’est pas à exclure, pourrait encourager les investisseurs à se détourner encore plus massivement de surcroit face aux velléités d’un gouvernement qui a d’ores et déjà annoncé vouloir encore renforcer la réglementation en matière immobilière.

L’attente d’une nouvelle législation

L’immobilisme demeure pour le moment la règle, dans l’attente des nouvelles mesures législatives préconisées par le gouvernement qui doit attendre les prochaines élections parlementaires pour pouvoir prendre des mesures concrètes visant notamment à faciliter l’accès au logement. Les professionnels notent cependant que les précédentes mesures destinées à évacuer la tension sur le marché de l’immobilier et notamment sur les prix à travers par exemple des normes de constructions plus souples n’ont pour l’instant eu aucun effet concret. Une mission délicate attend Cécile Duflot.