Comme de nombreux secteurs avant lui, celui des assurances tend à se moderniser et à se digitaliser. Recherche de nouveaux clients, exigences environnementales et dématérialisation des échanges et des documents… sont autant de facteurs qui peuvent expliquer cette transformation. Poussé par des startups désireuses de dépoussiérer un univers qui semble rigide, nous pouvons prendre l’exemple de l’assureur Assurly, le marché de l’InsurTech apporte dans son sillage de nouvelles pratiques, présentant des avantages et des inconvénients.

La digitalisation indispensable de l’assurance

Tout le monde ou presque y est passé, ou y passera. Le marché de l’assurance ne pouvait s’offrir le luxe de ne pas céder à cette « nouvelle » tendance. L’omni- présence de la technologie dans notre univers quotidien et personnel, et tout autour de nous, faisait peser une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Car à y regarder de plus près, le secteur de l’assurance ne fonctionne pas tout seul dans son coin comme un proton isolé. Dépendant peu ou prou de la santé connectée, du Big Data ou encore de la cyber sécurité, domaines déjà digitalisés depuis un petit moment, c’était la suite logique que de voir des start-ups ambitieuses vouloir révolutionner ce secteur.

Dans l’hexagone, citons par exemple l’entreprise Alan (compagnie d’assurance issue de la French Tech) qui réussit là où personne n’avait encore mis un pied (ni un pixel) : une levée de fonds de 40 millions d’euros en février 2019 ! De quoi mettre l’eau à la bouche de ses concurrents !

Ce qui pourrait faire la différence d’une entreprise à l’autre, c’est le soin qu’elles mettront à protéger les données personnelles de leurs clients, l’utiliserions qu’elles en feront et ce qu’elles pourront notamment proposer en matière d’assurance automobile ou habitation.

Les bonnes idées des nouvelles start-ups et des avantages pour les clients

Les assureurs ont mis du temps à comprendre qu’il fallait prendre à leur tour le virage de la digitalisation. Un retard qu’ils sont désormais bien décidés à rattraper. A leur décharge, il faut bien reconnaître que les acteurs traditionnels ont souvent freiné des deux fers devant cette digitalisation. Aujourd’hui, tous ont conscience qu’une action commune des jeunes start-ups et des groupes reconnus peut mener à de belles avancées.

L’Insurtech donne confiance aux consommateurs et permettrait même d’améliorer la qualité des relations entre professionnels et particuliers, si on en croit le dernier rapport Global Data. Comment ? Grâce à une expérience utilisateur plus transparente. Comme l’assurance est accessible en ligne, les professionnels sont obligés de détailler au maximum pour leur offre pour convaincre les Millenials exigeants.

Par ailleurs, la data permet de personnaliser l’offre au maximum, ce qui donne l’impression aux potentiels clients que leur assureur les comprend mieux que personne.

Les objets connectés : indispensables pour prévenir les risques ?

La santé connectée permet aux assureurs de créer des contrats sur-mesure pour leurs clients. Seulement voilà, on peut se demander jusqu’où les assureurs ont le droit d’aller pour anticiper les risques. Ont-ils le droit de prévenir leurs assurés lorsque ceux-ci se rendent compte qu’ils visitent des sites internet peu recommandables ? En revanche, quand la collecte de données permet d’anticiper la survenue d’un sinistre, ou l’arrivée imminente d’une forte tempête par exemple, on peut estimer qu’il y a là un réel progrès au profit du client.

Ce dont doivent se méfier les start-ups de ce secteur, c’est évidemment de la déshumanisation de leurs services. Si le chatbox est rapide à mettre en place et permet de répondre à toute heure, quid des personnes malades qu’il aurait fallu pouvoir accueillir physiquement ? Les nouvelles pousses doivent donc garder à l’esprit que l’humain fait aussi partie de l’équation, et que le supprimer totalement lui fermera de nombreuses portes…