Alors que l’année 2011 a été particulièrement rude pour le marché de l’immobilier, il semblerait que les dommages collatéraux soient à prévoir en 2012.

Notamment concernant l’immobilier neuf, un véritable trou d’air risque de se dérouler lors du prochain exercice. Clairement, la construction de logements neufs est au ralenti depuis le début du mois d’octobre puisque les permis de construire sont en constante baisse depuis trois mois. Même si les chiffres de 2011 ne sont pas mauvais, il s’agit surtout du fait qu’ils sont comparés à 2010, qui était une année particulièrement catastrophique pour l’immobilier. L’année 2011 a notamment été marquée par la fin de la loi Scellier, par la réduction des conditions d’attribution du prêt à taux zéro et de la nouvelle fiscalité concernant les plus-values immobilières.

Le neuf va souffrir

Sans oublier la hausse de la taxe à la valeur ajoutée concernant les travaux qui est passée de 5,5 % à 7 %. L’année 2012 est donc particulièrement cruciale puisqu’il s’agira d’une période charnière entre une potentielle sortie de crise et une relance économique qui devra passer par les efforts de chaque agent économique, comme le prévaut le plan de rigueur institué par le premier ministre François Fillon. Aussi, n’oublions pas que le logement sera sans doute l’un des principaux thèmes utilisés par les candidats à la course présidentielle. Il sera donc particulièrement intéressant de suivre de près cette élection qui donnera sans doute des indicateurs importants quant à la suite des événements concernant le marché de l’immobilier en France.