Traversant aujourd’hui une période relativement tendue, qui devrait amener l’année 2012 à connaître un niveau exceptionnellement bas de transactions, le secteur de l’immobilier reste encore quelque peu soutenu par des taux d’intérêt relativement faibles, conduisant toutefois les biens les plus courants à connaître des difficultés toujours plus importantes pour trouver un acquéreur.

Un nombre de transactions en baisse constante

S’inscrivant dans une période d’incertitude quant à l’avenir de l’économie, le mouvement que connaît aujourd’hui le secteur de l’immobilier reste marqué par un certain pessimisme de la part des ménages, ayant abouti au mois de mai dernier à une baisse des prix de 0,3 % sur le secteur de Paris, la banlieue restant, quant à elle, un peu plus épargnée par ce mouvement, les prix connaissant même une légère augmentation de 0,3 %, grâce notamment aux taux d’intérêt particulièrement bas proposés par les établissements bancaires, permettant ainsi au marché de l’immobilier parisien de se maintenir quelque peu.

Quelques marchés de niche encore protégés

Restant encore aujourd’hui peu touché par la morosité ambiante, le marché des biens immobiliers très haut de gamme constitue une exception, seuls quelques primo-accédants bénéficiant d’aides ou disposant de revenus élevés pouvant, en effet, prétendre à des taux d’intérêt attractifs, une part importante du volume des transactions étant assurée par les investisseurs à la recherche de sécurité, poussant ainsi les prix des petites surfaces à la hausse, celle-ci ayant effectivement connu une progression de 0,9 % en seulement un mois, alors que le mécanisme de l’achat-revente semble aujourd’hui s’enrayer, entraînant ainsi, avec lui, le prix des biens immobiliers de trois pièces et plus.