Dans le cadre de la réforme Lagarde au sujet des crédits, il semblerait que certains alinéas aient échappé aux consommateurs comme aux conseillers.

En effet, depuis un an, pour toute souscription à un crédit immobilier, il est possible de contracter l’assurance de ce même crédit chez un autre organisme. L’objectif avoué de cette mesure est de protéger le consommateur face aux nombreux produits financiers pouvant être proposés au moment de la contraction d’un crédit de tous types. Près de 60 % des consommateurs ne sont pas au courant de cette partie de la réforme. D’une part car la communication autour d’elle n’a pas été en profondeur, et d’autre part, car les conseillers de vente « éludent » ce sujet en proposant directement une assurance de chez eux avec le dit crédit immobilier.

Une cohérence douteuse

Ces demandes d’assurances hors de la banque prêteuse sont aussi appelées « demande de délégation ». De facto, il semblerait que les banquiers et les gérants des organismes de crédit fassent barrage à cette information à l’égard de la clientèle. En clair, l’assurance liée à un crédit immobilier représente entre 5 et 15 % du coût total du crédit. Une manne financière devant laquelle les organismes de crédits ne veulent pas se séparer. Il est vrai qu’il est difficile de dire à son client d’aller souscrire chez un autre prestataire. L’économie de marché se prête difficilement à certains pans de la réforme de Christine Lagarde.